
Parfois, des nuées de visiteurs bruyants convergent vers le monastére, brisant ainsi le silence qui y règne d'ordinaire. Cela contrarie les disciples, mais pas le Maître, qui semble autant à l'aise dans le bruit que dans le silence.
« Le silence n'est pas l'absence de bruit, mais l'absence de soi. »

Le Maître ne se laisse pas impressionner par les diplômes.
Ce qu'il examine, c'est la personne, non le certificat.
Un jour, il prononce ces paroles :
«Si vous avez des oreilles pour entendre un oiseau chanter,
vous n'avez pas besoin d'examiner ses références. »
LES PAROLES
Les disciples sont plongés dans une discussion
portant sur un dicton de Lao Tseu :
« Ceux qui savent ne disent pas.
Ceux qui disent ne savent pas. »
Lorsque le Maître fait son apparition,
ses disciples lui demandent le sens de ces paroles.
Le Maître leur répond:
« Lesquels d'entre vous connaissent le parfum de la rose ? »
Tous le connaissent.
Il leur dit. « Décrivez-le. »
Les disciples restent muets.

L'ENGAGEMENT
Le Maître, quoique bienveillant envers ses disciples, ne peut cacher sa préférence pour les gens qui vivent dans le « monde » : couples mariés, marchands, fermiers.
Lorsqu'on l'interroge à ce sujet, il dit: «La spiritualité pratiquée dans une atmosphère active ou agitée est incomparablement supérieure à celle pratiquée dans le calme et l'isolement. »
